Introduction
Ce dossier rassemble plusieurs analyses et études sur le thème de grand âge, ehpad et solidarité intergénérationnelle, publiées par Familles Durables et issues de sources institutionnelles et scientifiques.
11 millions d’aidants en France : l’association Je t’Aide dévoile son plaidoyer
Familles Durables relaie le plaidoyer de l’Association Je t’Aide, publié à l’occasion de la journée des aidants, et partage les chiffres clefs présentés par le collectif.
La moitié des Français n’a jamais entendu parlé du terme “aidant”. Un problème d’accès aux droits, alors que chacun d’entre nous seras à un moment aidant, ou aidé.
Pour accéder au plaidoyer de Je t’Aide, c’est par ici.
Inégalités sociales et maisons de retraite : les implications de la pandémie de Covid-19
Dans les pays de l’Union Européenne, toutes les données démontrent que le nombre de morts lié à la Covid-19 parmi les résident·es de maisons de retraite a été extrêmement important.
Fabrizio Bernardi, Marco Cozzani et Francesca Zanasi de l’European University Institute de San Domenico di Fiesole, en Italie, se sont intéressé·es aux liens entre revenus et éducation et la probabilité de vivre en maison de retraite.
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L’impact positive de l’intention de grand-parentalité sur la fécondité
Suite à une étude menée dans le contexte de la société espagnole ou l’écart entre le nombre d’enfants désiré et le nombre d’enfants effectif est important,Roberta Rutigliano&Mariona Lozanoont démontré dans un article publié dans la revueGenusquele soutien grand-parental influence positivement les intentions de fertilité des femmes, qui donnent naissance à plus d’enfants lorsqu’elles bénéficient de l’aide informelle de leurs parents.
L’étude démontre que c’est encore plus le cas pour les femmes plus hautement éduquées, qui font l’expérience de plus de difficultés dans l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle.
L’étude démontre également que le soutien grand-parental n’a pas d’incidence sur les intentions de fertilité des hommes.
Pour accéder à l’article, c’est par ici.
Publication Octobre 2022 : Dépendance et soins de longue durée : de nouvelles solutions pour de nouvelles réalités, par Catarina Goulao (TSE & INRAE)
Publication Octobre 2022 : Dépendance et soins de longue durée : de nouvelles solutions pour de nouvelles réalités, par Catarina Goulao (TSE & INRAE)
Le rapport Familles Durables du mois d’octobre 2022 est consacré à la dépendance et au soin de longue durée. Dans une monde en mutation, marqué par la transition démographique aussi appelée vieillissement de la population, Catarina Goulao de la Toulouse School of Economics nous propose son analyse et ses recommandations.
Quels principes généraux, quel financement pour le maintient de la dignité de la vie du nombre et de la proportion croissante des personnes dépendantes ? La solution pourrait être la mise en place d’une assurance dépendance obligatoire, argue la professeure.
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Novembre 2022 : Partager un toit, la cohabitation familiale multigénérationnelle, par Mélissa-Asli Peti, docteure en sociologie, fondatrice de Mixing Generations
Publication Novembre 2022 : Partager un toit, la cohabitation familiale multigénérationnelle, par Mélissa-Asli Petit, docteure en sociologie, fondatrice de Mixing Generations
Le publication Familles Durables du mois de novembre 2022 est consacré à l’habitat familial intergénérationnel. Dans “Partager un toit“, Mélissa-Asli Petit évoque les signaux faibles qui laissent envisager un possible retour en grâce de ce mode de vie et émet des recommandations destinées à une meilleure compréhension du phénomène.
À la suite de la publication du mois d’octobre consacrée à la dépendance et aux soins de longue durée, c’est toujours sur un sujet touchant vieillissement de la population que nous nous intéressons. Mélissa-Asli Petit, spécialiste du sujet, est docteure en sociologie et fondatrice deMixing Generations.
Familles Durables a par ailleurs relayé en juillet 2022 un article écrit par Mélissa-Asli Petit intitulé “Les femmes âgées sont les grandes oubliées des politiques publiques“
rapport-familles-durables-novembre-habitat-intergenerationnel-familial-1 Télécharger
Étude : les grands-parents très affectés par la pandémie, mais heureux et désireux de renforcer les liens.
Le magazine Notre Temps s’est associé à l’Ecole des Grands Parents Européens pour commander une enquête sur le bonheur d’être grands-parents.
Malgré une année marquée par la Covid-19, l’étude confirme leur place au cœur des familles.
Les chiffres clés :– 94% des grands-parents se déclarent heureux de l’être.– 69% des grands-parents désirent passer plus de temps avec leurs petits-enfants.– 83% des grands-parents ont moins ou pas du tout vu leurs petits enfants en 1 an.– 73% des grands-parents estiment qu’ils sont les plus affectés par la réduction des relations familiales depuis 1 an.
L’étude souligne les liens forts qui unissent les15,1 millions de grands-parents françaisà leurs enfants et petits-enfants, et bat en brèche l’idée que les familles sont de plus en plus le lieu d’une fracture intergénérationnelle.
Accédez à l’article dans le magazine Notre Temps
Accédez à la présentation sur le site de l’Observatoire des Séniors
Grands-parents : entre aide indispensable et droit à la relation
Grands-parents : aide indispensable et droit à la relation
Une étude de l’UNAF identifie les grandes lignes des relations entre les grands-parents et leurs petits-enfants :
1/3 des parents pensent que leurs enfants aimeraient voir leurs grands-parents plus souvent.
2/3 des parents interrogés attendent des grands-parents qu’ils passent simplement du temps avec leurs petits-enfants et créent des liens avec eux.
3/4 des parents ont bénéficié de service de la part des grands parents.
50% des parents interrogés ont reçu une aide financière des grands-parents.
56% des répondants attribuent une place importante aux grands-parents maternels dans l’éducation de leurs enfants.
371-4 : c’est l’article du Code civil qui énonce le droit de l’enfant d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants :
Article 371-4 du Code civil« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit. Si tel est l’intérêt de l’enfant, le Juge aux Affaires Familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non ».Ce droit est reconnu depuis la loi du 4 juin 1970 à l’autorité parentale. Il pouvait être écarté pour « motifs graves ». Depuis, la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, ce droit ne peut être écarté que si l’intérêt de l’enfant l’exige.
Accéder à l’étude ici.
Étude : Habiter en Ehpad au temps de la Covid-19
Dans “Habiter en Ehpad au temps de la Covid-19,Les logiques sociales des expériences du premier confinement“, publié au 4e trimestre 2021 dans laRevue des politiques sociales et familiales(n°141), pages 31 à 48, un collectif s’est penché sur les conditions de vie des 600 000 résidents d’Ehpad lors du premier confinement de 2020.
Population particulièrement éprouvée par les diverses mesures restrictives et d’isolation, les résidents des Ehpad ont représenté 47% de la mortalité imputables à la Covid-19 lors de la première vague de la maladie.
Chiffres clés :
- En 2019 en France, on compte7 519 établissementsd’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) représentant611 673 places.
- Les professionnels qui y travaillent représentaient377 100 équivalents temps plein.
- Plus d’un tiers des résidents ont plus de 90 anset la moitié plus de 85 ans (Drees, 2020).
- La moitié des séjours en Ehpad durent moins d’un an et demi et 82 % des sorties correspondent à un décès.
- La durée médiane des séjours se terminant par un décès est de 2 ans.
Une étude réalisée parFrédéric Balard,Vincent Caradec,Michel Castra,Aline Chassagne,Gaëlle Clavandier,Pauline Launay,Cherry Schrecker,Hélène Trimaille
Accéder à l’article scientifique sur le site de la Revue des Politiques Sociales et Familiales ici.
82% des Français⸱es demandent une amélioration des maisons de retraite
Uneétude exclusive ELABE pour DomusViréalisée du 11 au 15 juin 2021 permet de tirer les premiers enseignements de la crise, de mesurer l’impact dans l’opinion publique de l’action des EHPAD et de comprendre les attentes des sondés sur l’EHPAD du futur comme sur les nouvelles façons de prendre en considération les enjeux du vieillissement.
Accéder à l’étude
Les Français saluent largement l’action des EHPAD et de leurs personnels pendant la crise. Les chiffres clés :
- Pour74%des Français⸱es, les maisons de retraite ont été à la hauteur depuis le début de la crise. Les personnels des EHPAD recueillent quant à eux86%d’opinions favorables.
- Les Français⸱es saluent également l’engagement des personnels au service de la sécurité sanitaire des résidents (66%des personnes interrogées dont68%parmi les personnes ayant un proche en EHPAD), la gestion de la campagne de vaccination (67%des personnes interrogées dont74%parmi les personnes ayant un proche en EHPAD) et la qualité de l’information délivrée aux familles (67% d’opinions favorables).
- 82%des Français jugentles maisons de retraite utilesmais pensent qu’il faut les améliorer.14%pensent que les maisons de retraite sont utiles et remplissent bien leur mission.3%seulement pensent qu’il faut les supprimer.
- La possibilité de faire appel à des services à domicile apparait clairement comme la solution privilégiée par les Français pour favoriser l’autonomie des personnes âgées avec une prime d’image accordée aux associations qui proposent ces services (77%des Français en ont une bonne image).
- Le recours à ces services reste encore minoritaire (40%en moyenne) mais ils bénéficient d’un taux de satisfaction élevé qui s’établit autour de80%pour les personnes y ayant déjà fait appel.
Canada : la technologie au service de meilleures relations entre grands-parents et petits-enfants
Dans la revueEnfances Familles Générations, les chercheursPaul Hayotte et Liesette Brunsonse sont penchés sur l’utilisation par les grands-parents des technologies de l’information et de la communication (TIC) avec leurs petits-enfants, et ce durant les premières années de vie.
Omniprésente dans la vie familiale s’agissant des communications entre parents, l’utilisation faite par les grands-parents reste peu connue.
Pour les grands-parents, “une opportunité à ne pas manquer”
Les grands-parents décrivent les TIC comme une opportunité à ne pas manquer pour renforcer la relation avec leur petit-enfant. Elles permettent de renforcer les liens qui les unissent avec leur petit-enfant en complémentarité de la relation en personne, en offrant de nouvelles interactions intergénérationnelles.
Sans surprise, l’utilisation des TIC est dépendante de l’écologie familiale. Par conséquent, elle serait à encourager dans les milieux moins formés à son usage, afin de renforcer le lien intergénérationnel et l’environnement affectif nécessaire à chacun des membres. Un avantage également pour les parents, lorsque ceux-ci se savent suppléés par des proches de confiance dans l’éducation affective de leurs enfants.
Les TIC, pas uniquement pour les grands-parents éloignés
Lorsqu’elles sont utilisées, les TIC font partie intégrante de la relation grand-parentale par leur capacité à proposer des pratiques non pas opposée, mais complémentaires à la relation “en personne”.
Autre point de l’étude, les TIC ne sont pas uniquement utilisées par les grands-parents éloignés de leur petit-enfant, mais plutôt par choix. Elles permettent notamment de renforcer le sentiment de proximité qu’un grand-parent ressent envers son petit-enfant.
Enfances Familles Générations (EFG)est une revue de recherche et de transfert de connaissances sur la famille. Depuis sa création en 2004,EFGparticipe à la production des savoirs dans une perspective interdisciplinaire (sociologie, anthropologie, droit, démographie, sexologie, travail social…).
Accéder à l’articleLes nouvelles technologies au service de la relation grand-parentale durant les premières années de vie du petit-enfant
“Les femmes âgées sont les grandes oubliées des politiques publiques” – Mélissa Petit, docteure en sociologie
C’est la conclusion que l’on peut tirer à l’issue de l’étude de l’ enquête comparative menée entre 18 pays de l’OCDE sur les inégalités de genre au moment de la retraite.
En raison d’un manque de données statistiques, la France n’a pas pu être incluse dans l’étude de l’OCDE.
“L’invisibilisation des femmes âgées dans le recueil de données et de statistiques, la non prise en compte du travail non marchand et les inégalités économiques et sociales qui sont souvent camouflées, contribuent à ignorer les besoins des femmes âgées et leurs spécificités, et donc à les exclure très souvent des politiques publiques.”Mélissa Petit, docteure en sociologie, dirigeante de Mixing Generations
Pour accéder à l’article “Précaires, discriminées et invisibles, le sort des nombreuses femmes âgées”, cliquer sur ce lien.
Sur ce sujet faut-il souligner le vote parl’Assemblée Générale des Nations Unies de la résolution A/RES/76/139intitulée “Préparation et célébration du trentième anniversaire de l’Année internationale de la famille” en 2024.
Par cette résolution, l’Assemblée générale souligne la nécessité d’une intégration globale des personnes âgées, et des femmes, dans la réflexion d’élaboration des politiques publiques.
Elle demande aux États Membres, aux entités des Nations Unies et aux parties concernées d’oeuvrer, aux niveaux national, régional et international, aux préparatifs en vue de la célébration du trentième anniversaire de l’Année internationale en 2024, par des initiatives pratiques, notamment des politiques et programmes axés sur la famille et répondant aux besoins de toutes les familles.
L’Assemblée Générale invite au point 6 les États Membres àinvestir dans des politiques et des programmes divers en faveur de la famille, qui soient inclusifs (…) qui permettent de favoriser l’intégration sociale et la solidarité intergénérationnelle afin d’appuyer la mise en oeuvre du Programme 2030.”
Au point 8, elle “encourage également les États Membres à prendre en compte les soins et travaux domestiques non rémunérés, qui sont surtout assurés par les femmes et à réduire et à redistribuer la charge de travail qu’ils représentent“. Plus tard au point 10, elle “encourage les États Membres à investir dans des politiques et des programmes axés sur la famille qui favorisent des échanges intergénérationnels plus solides, tels que la cohabitation intergénérationnelle, l’éducation parentale, y compris pour les aidants familiaux, et l’appui aux grands-parents, notamment ceux qui ont la charge de la famille, afin de promouvoir une urbanisation sans exclusion, un vieillissement actif, la solidarité intergénérationnelle et la cohésion sociale.”